Les féminines des Hauts de France ont pu poser leur valise au parc de l’Ailette, au bord du lac de retenue du même nom pour y pratiquer leur sport favori le Cyclotourisme.

Le samedi matin, les féminines ont participé à un atelier de cartographie et d’orientation où les points suivants ont été abordés par Maurice Taillefer : en première partie, l’échelle, la planimétrie, l’hydrographie, l’orographie, la toponymie, puis en deuxième partie, les mesures de distances, les mesures des altitudes, courbe de niveau, les pentes et les altitudes. Nos invités ont été à l’écoute, l’ensemble fut satisfait de cette révision et même quelques messieurs ont déclaré avoir appris quelque chose.

Puis également un atelier sur les premiers secours, à prodiguer en cas d’accident, des conseils ont été mis en pratiques avec les explications données par Marie-Ange Serre.

La météo étant peu favorable à la pratique du vélo le programme qui prévoyait une journée de vélo a dû être modifié. Après les conférences du matin et le repas sorti du sac le midi, nous enchainons avec L’exposé de Noël GENTEUR, fort intéressant qui nous a éclairé sur les désastres subis par des communes bordant la ligne de front 1914-18.

Dès lors, nous avions hâte de monter sur nos bécanes pour nous rendre en ces lieux, en particulier sur le site de Craonne, ceci malgré le vent, la pluie et les basses températures.

Nous sommes montées au belvédère du plateau de Californie qui offrit un panorama sur la vallée de l’Aisne et à proximité, nous avons vu un blockhaus sur lequel était opposé une plaque indiquant : « à la gloire du 18ème RI de Pau ». Nous avons repris la route, fait une halte à la table d’orientation nous précisant les villages de la vallée de l’Ailette. Au loin, le monument de Napoléon 1er nous a intrigué, nous sommes allées le voir de près sur le socle nous pouvons lire « Commémoration de la bataille de Craonne 7 mars 1814 » 100 ans auparavant cette commune avait été envahie par d’autres soldats que les poilus. Avant d’en terminer, nous avons pris la direction de l’Abbaye de Vauclair qui méritait quelques clichés du groupe. Le retour, de là, se fît par la voie Verte de l’Ailette pour rejoindre notre centre d’accueil Cap’Aisne où un copieux repas nous attendait. La soirée fût dédiée à quelques points et informations sur le grand rassemblement national organisé par notre Fédération, la FFCT, en septembre 2020, à Toulouse. Après « Toutes à Strasbourg » en 2016 et « Toutes à Paris » en 2012 rassemblant plus de 4000 participantes venues de tous les coins de France, nous nous préparons, dans l’excitation, pour réussir ce périple à vélo de 750 km en 11 jours.

Notre deuxième sortie, le dimanche 28 s’est faite aussi avec un peu de pluie entre Chamouille et Pargny – Filain, par la D19, nous avons traversé le canal de l’Oise à l’Aisne et sommes passées à proximité d’un autre lac de retenue celui de Monampteuil. De là, nous avons atteint la crête et rejoint le « Chemin des Dames » au niveau du calvaire de l’Ange donc à son début et nous l’avons emprunté jusqu’à la ferme d’Hurtebise. Ce chemin, long de 26 km, doit son nom aux Dames de France : Victoire et Adélaïde, filles de Louis XV qui l’empruntaient entre 1776 et 1789 pour se rendre au château de la Bove appartenant à la maîtresse du roi, la duchesse de Narbonne-Lara : Françoise de Chalus (1734-1821) qui fût également la dame d’honneur d’Adélaïde. Mais ce chemin est tristement connu pour avoir été un terrain d’affrontement tragique, dès août 1914, entre français et allemands. L’offensive Nivelle ratée de 1917 ne permettant pas aux français de récupérer le plateau fut un carnage, d’où les nombreuses stèles qui jalonnent cette route, les cimetières ou nécropoles françaises, russes, britanniques, allemandes. Nous prenons le temps d’observer une nouvelle table d’orientation pour un panorama sur les villages de la vallée de l’Aisne et nous permettant de situer puis d’apercevoir les tours de la cathédrale de Laon malgré un ciel encombré. Nous sommes reparties vers Cerny-en-Laonnois pour des arrêts obligatoires : à la chapelle Mémorial inaugurée en 1951, à la lanterne des morts de 1969 et cimetière. Nous sommes arrivées au point de bifurcation : la ferme d’Hurtebise, reconstruite après sa destruction lors d’une célèbre bataille. Nous sommes descendues à la stèle commémorative de la disparition du village d’AILLES par une petite route sinueuse qui nous permettrait de rejoindre la voie Verte de l’Ailette que nous avions pratiquée, la veille. Retour au centre s’est effectué tranquillement sauf pour notre tandem Bernadette et Jacques qui n’a pu éviter un poteau en bois sur cette voie. Il est déjà 12 heures, l’heure pour prendre un dernier repas en commun et de faire ses bagages pour retourner dans sa ville d’attache : Amiens, Pont-Noyelles, Roisel pour les participantes de la Somme ou encore Douai, Escaudoeuvres, Marcq en Bareuil, Montigny en Artois pour celles venues du Nord ; vers Beauvais, Chevrières, Gouvieux, Villers Saint Paul, Le Meux et Saint Etienne Roilaye pour les filles de l’Oise ; vers Hirson, Morcourt, Vermand pour les locales.

Merci à Bernard pour la mise en page des parcours
Lors des adieux, toutes se donnent rendez-vous, l’an prochain, pour une nouvelle aventure et pour les plus téméraires à Toulouse…

JR/MAS/MT/05/2019

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